Présentation

Parler peinture
En page d’Accueil
La peinture qui rit de se voir si belle dans son miroir
L’actualité de La peinture qui rit de se voir si belle dans son miroir
Le label contemporain
Une tribune sur le net
Les reproductions
Le sommaire de la peinture qui rit de se voir si belle dans son miroir

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PARLER PEINTURE
La présentation de la rubrique Parler peinture venait, logiquement, un peu plus bas dans cette page, après Les fondus de peinture et Une tribune sur le net. Je l’ai décalée et placée en tête du sommaire, car ce nouveau point du menu constitue l’actualité du site. En voici le descriptif.
Il s’agit d’associer quelques bonnes volontés à mes cogitations, d’ouvrir le site à des peintres, des amateurs de peinture et, plus largement, à des acteurs du monde pictural. Dans tous les cas, à des gens affûtés qui vivent une relation passionnelle avec la peinture. C’est cette passion et cette connaissance intime, presque tactile, qu’il serait magnifique de partager.
Pour prendre du recul, ménager une période d’incubation, ma petite étude en page d’Accueil, mon travail en solo, s’arrête aux années 1970. Si les invités, les bonnes volontés, les auteurs associés, se manifestent, la nouvelle rubrique sera l’occasion de parler de la peinture d’aujourd’hui.
Au moment où une peinture numérique, c’est-à-dire dématérialisée, se manifeste, il serait sans doute intéressant d’évoquer le matériel du peintre dans son utilisation, sa fabrication et, pourquoi pas, dans sa distribution. Pourquoi ne pas parler aussi des expositions et des galeries ?
Vous l’aurez compris l’objectif est d’élargir le propos de cette publication. Dans l’idéal cela devrait se traduire par des témoignages, des prises de positions, des interviews et, peut-être, par des petits reportages… compatibles avec la philosophie de La peinture qui rit de se voir si belle dans son miroir.

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EN PAGE D’ACCUEIL
En attendant de voir si la nouvelle rubrique consiste, la page d’Accueil demeure en l’état. C’est un genre de manuscrit, un bouquin en cours d’écriture : les articles, qui s’y additionnent, devraient finir par constituer un essai voué aux taches colorées. Voici le fil conducteur, le pitch, qui relie les différents billets déjà publiés ou encore en gestation. Tout ceci a été écrit bien avant que je ne tente le passage à une formule plus collective, avant même que La peinture qui rit de se voir si belle dans son miroir ne sous-titre le site.
A propos de peinture l’encre a coulée, les philosophes, les théoriciens, les critiques et les peintres eux-mêmes, ont beaucoup écrit. Face au flux des commentaires, j’ai souvent eu le sentiment que tout a été dit. Pourtant, il y a maintenant quatre ans, privé d’atelier, j’ai entrepris la rédaction d’un petit fascicule consacré à la pratique du dessin et de la peinture. Cet exercice s’est révélé plus ardu que prévu et il m’a fallu beaucoup de temps pour parvenir à formuler quelques-unes de ces idées qui me tarabustaient depuis longtemps. Je ne pouvais donc en rester là. J’ai de toute façon un angle d’attaque, peut-être un créneau. Nous allons regarder la peinture pour ce qu’elle est, dans ce qu’elle a de particulier et finalement d’irréductible.
Voilà maintenant mon énoncé, les points de la problématique avec lesquels je vais me colleter, la matière même de mes ruminations : je veux traiter des propriétés formelles du tableau, de sa cohérence, de son unité, de l’accord de ses plans colorés, de son échelle… Il paraît essentiel aussi d’évoquer la sincérité, l’engagement, l’acharnement du peintre. De l’alliage des qualités plastiques et d’une singularité affirmée naissent les œuvres qui donnent toute la mesure de cet art. Mais la peinture c’est aussi la profusion et, à côté des œuvres essentielles, ineffables, on trouve des toiles fabriquées, sans consistance. Devant ce foisonnement et cette disparité le visiteur du musée est parfois un peu perplexe, démobilisé. Nous avons une boussole à proposer, notre référence est toute trouvée, se sera la peinture des maîtres; pas ceux des historiens, ni des philosophes, mais ceux des praticiens et des amateurs avertis. Ces peintres des peintres, anciens ou modernes, qui aujourd’hui, déplacent les foules. Tant qu’elle est à l’affiche, l’intérêt suscité par la peinture de ces derniers ne faiblira pas, car cet engouement ne dépend, ni de l’actualité, ni de pratiques connexes. Il n’est pas lié non plus à un courant, un genre ou un style particulier. Il est bien question ici d’un art autonome, d’un territoire indépendant. L’amateur y trouvera la profondeur, le silence, la plénitude, une réalité augmentée ou plus exactement un « autre monde ». Un monde susceptible de modifier sa perception de la réalité et de magnifier son quotidien. Voilà, brièvement résumé, ce que j’entreprends maintenant de développer. Voilà le musée et l’atelier où j’aimerais accompagner le visiteur, les tableaux que j’aimerais lui montrer, les peintres que j’aimerais lui présenter.
La mission est ambitieuse et ne peut être le fruit d’un individu isolé. Je m’appuie sur les propos des peintres de légende, de quelques sorciers, et d’une petite académie présentée dans Les fondus de peinture… C’est une parole en réalité collective, que je tente de porter et de développer.
Mes éventuels lecteurs aiment la peinture, qu’ils la regardent, l’achètent ou la pratiquent. Je m’adresse en somme à tous ceux qui sont en empathie avec l’univers pictural : aux amateurs occasionnels ou avérés, comme à ceux qui étudient l’art ou qui le font.

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LA PEINTURE QUI RIT DE SE VOIR SI BELLE DANS SON MIROIR
Le miroir prolonge l’étendue et fait écho aux frasques de l’atelier. Il permet aussi de tester l’assise et la cohésion des tableaux. Quand le précieux ustensile reflète l’unité, la profondeur, l’intensité, la justesse, la charge sensible de la toile… la peinture part d’un rire plein, conquérant, tonitruant.
La peinture qui rit de se voir si belle dans son miroir naît de la conjugaison des moyens et de la singularité du peintre, elle est inséparable de la passion et de l’acharnement de ce dernier.
La peinture qui rit de se voir si belle dans son miroir a rarement refusé de manière explicite les différentes missions — l’illustration, la célébration, l’expérimentation — que la société lui a fixées. En vérité, elle ne se soucie guère de ces consignes successives et se moque d’une peinture qui se veut littéraire, philosophique, scientifique ou spéculative.

« Dans le domaine des arts, rien ne dure, rien ne subsiste que dans la mesure de la beauté des formes. De là vient que les artistes se divisent en deux classes : ceux qui sont vraiment des peintres, — et à ceux-là les sujets importent relativement peu, — et ceux qui sont moins doués, et en qui les idées, les sujets compensent l’absence de dons : et ceux-là sont friands de théologie et d’histoires compliqués. »
Couturier Marie-Alain, Se garder libre, Journal (1947-1954), Les éditions du Cerf, 1962, p. 135

Masquée ou revendiquée, la mission du peinture consiste à moduler la couleur et la lumière, à agencer des surfaces colorées dans les limites de la toile. C’est pourquoi la peinture jubile quand la composition colorée excède ou coiffe, son prétexte — le fragment de réalité, la scène historique ou encore la théorie artistique… c’est-à-dire lorsqu’elle engendre sa propre réalité, son propre fait.
À l’affiche du site, c’est bien la peinture pour elle-même, à elle seule, qui a le rôle titre.

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L’ACTUALITÉ DE LA PEINTURE QUI RIT DE SE VOIR SI BELLE DANS SON MIROIR

Quand elle interroge son miroir, la peinture ne craint rien, pas même le temps qui passe. Elle sait, qu’une fois son serviteur six pieds sous terre, un autre viendra la renouveler dans son éclat et sa vérité.
Pourtant quelque chose a changé.
Dès le début du XXe siècle, quelques malfaisants annonçaient la fin du troisième art. Sûre de ses forces, la souveraine riait de plus belle. Cependant, la peinture, en tout cas celle qui se définie comme dans une quête intérieure et esthétique, celle qui inscrit ses pas dans ceux de Giotto, de Rembrandt, de Delacroix et de Picasso, est boudée par les officiels et le marché. Depuis quelques décennies, le peintre résiste dans l’ombre de l’art contemporain.
D’un autre côté, il semble bien que les taches colorées suscitent toujours l’engouement du public. Comme on a besoin de livres et de chansons, on a besoin des tableaux. L’exposition Braque, organisée au Grand Palais de septembre 2013 à janvier 2014, illustre parfaitement cette maxime. Braque ne fait pas polémique, ce n’est pas une star comme Monet ou Rothko, et — de mémoire — les médias n’avaient pas mis la pression. Aussi, en honorant ce rendez-vous, j’ai été surpris par les innombrables visiteurs qui patientaient au pied de l’escalier du Grand Palais. Tous ces gens étaient venus pour un artiste qui incarne la peinture dans sa plénitude, son exigence et sa sincérité.
Près d’un demi-million d’entrées pour Braque, parfois présenté comme un vague collaborateur de Picasso, c’est n’est plus un succès, c’est un triomphe. Le triomphe de la peinture intrinsèque ou ― pour reprendre l’expression que Giacometti réservait au travail de Braque ― le triomphe de « La peinture nue ». Cet évènement signifie que la peinture est toujours d’actualité. Il est même permis d’espérer que le peintre d’aujourd’hui et notamment le peintre irréductible, le descendant de Braque, à toutes ses chances auprès du public. Dans cette perspective, ne faut-il pas — avant tout — éviter de séparer la peinture d’hier et celle d’aujourd’hui ?

« On a l’impression qu’il y a eu la peinture ancienne puis la peinture moderne. C’est une aberration. On ne peut séparer Zoran Music de Goya. On doit juger Poliakoff par rapport à Uccello. Pour moi, rien n’est changé, sauf les époques : c’est de la peinture et il doit y avoir une continuité dans l’appréciation et non une opposition entre tradition et modernité. »
Gillet Roger Edgar, La matière et le geste, entretien avec Alexis Pelletier réalisé en 1998, imprimé à l’occasion de l’exposition « Humanités » à l’Abbaye d’Auberive, galerie Guigon, Paris, 2006, non paginé

Roger Edgar Gillet, que je viens de citer, n’est pas — je dois l’avouer, un de mes artistes préférés. De plus, sans préjuger de l’œuvre de Poliakoff, il me parait délicat d’associer le travail de ce dernier à celui de Paolo Uccello. Quoi qu’il en soit, mon ressenti n’a qu’une importance très relative ici. Comme la plupart de ceux qui ont fait et vu beaucoup de peinture, Roger Edgar Gillet est fondé à en parler. En l’occurrence, la continuité qu’il appelle de ses vœux, ratifie l’idée d’une peinture pérenne, d’une peinture qui n’a pas fini de nous étonner.
Depuis la mise en ligne de ce site, je me suis donc embarqué dans la rédaction d’une ode à la peinture. Comme beaucoup, j’ai la conviction que la couleur, la lumière, la matière et les formes comptent avant tout. C’est ce goût, cet appétit, pour le tableau dans son aspect formel, qui est susceptible d’apporter la connaissance de la peinture ; c’est en tout cas le meilleur chemin pour l’aborder dans ses enjeux et ses fondamentaux.

Le message est souvent présenté comme l’élément crucial du tableau, c’est pourquoi cette grille de lecture peut sembler aléatoire ou inhabituelle. Elle est en tout cas attestée par les propos et les travaux des grands peintres. Je veux parler des peintres des peintres, c’est-à-dire des peintres admirés par leurs pairs.
Je n’en appelle pas uniquement aux figures tutélaires du monde pictural. Dans le fil de mes cogitations, je fais aussi référence à mon parcours et notamment aux membres de cette école où la peinture m’a été révélée dans ses qualités et son autonomie. C’est Rémy Aron, le patron et l’âme de cette petite académie, qui m’a récemment convaincu d’ouvrir ma publication à la peinture d’aujourd’hui. Nous y reviendrons.

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LE LABEL CONTEMPORAIN
Le diagnostique
La première mouture de ce site ne comportait que ma modeste étude intitulée La peinture qui rit de se voir si belle en son miroir. En principe, cette étude s’arrête aux années 1970, c’est-à-dire au moment où la peinture pour la peinture, la peinture pure, intrinsèque, tombe en disgrâce. Je reviendrai sur ce point, mais il ne signifie pas que la famille des peintres invétérés est décimée. D’ailleurs, pour ne pas abandonner le lecteur avec un peintre contemporain inconnu, fantasmatique, je propose une première nomination, celle de Martin Bissière. Il s’agit du petit fils de Roger Bissière, un artiste régulièrement invoqué dans le cours de mes cogitations.
Dans sa nouvelle mouture le site devrait donc s’ouvrir à des artistes d’aujourd’hui. Des peintres qui, comme l’exemple retenu, sont bien au service de la peinture et non d’une matière annexe. C’est là que les choses se compliquent, car ― passées les années 1970, il est difficile de replacer les valeurs du métier ― et je ne parle pas d’un métier sclérosé ― dans les champs de l’art contemporain.
Voilà exactement le postulat que j’espérais ne pas poser. Je sais maintenant pourquoi et dans quelle mesure. Je rame un maximum pour m’arranger avec ce diagnostique, car je rejoins ―de façon paradoxale,  la position du « critique d’art contemporain ». Pour le spécialiste de la modernité le peintre est déconnecté et les valeurs propres à la peinture dépassées. Démêler le quiproquo et redorer le blason du peintre d’aujourd’hui, réclamer son homologation, c’est mettre en question le fonctionnement de l’établissement culturel, en évitant ― de préférence ― le cliché. C’est donc un genre de périple, en tout cas quelque chose de coton, qui démarre maintenant.

La pomme de discorde
Commençons par cadrer l’objet du litige. De façon concrète, l’art contemporain nous renvoie à l’art corporel, au Land art, à l’art vidéo, au Minimalisme, aux performances, aux installations, à l’art numérique… Cette liste abrégée constitue un ensemble de pratiques distinctes et l’on peut se demander à quel titre les associer ? Une liste d’un autre type peut nous aider, elle énumère quelques-unes des missions attribuées à l’art actuel : la parodie, l’énigme, la découverte, l’exploration, l’investigation, la transgression ou encore la subversion. Mais, pour caractériser la manière contemporaine, la présenter de façon plus ramassée, il suffit de poser ces deux commandements : la recherche de nouveaux concepts et l’ancrage dans l’époque. Il est donc plutôt question d’un état d’esprit, d’un genre de charte, que de pratiques cousines ou de missions compatibles. L’art contemporain est un label.  La formule est connue et paraît  appropriée, mais elle ne nous suffira pas.

Même rapporté au domaine pictural, le label contemporain est un sujet inextricable. En tout cas, un sujet que je n’ai ni la possibilité, ni l’intention d’épuiser. Pourtant certaines problématiques ne peuvent être ignorées, dans la mesure où elles affectent directement le peintre et l’amateur de peinture… Voici le brief.
Pour le « critique d’art contemporain », le commentateur spécialisé et l’enseignant de la faculté d’arts plastiques, la neutralité est de rigueur. Ils commentent, ils expliquent, mais ne prennent pas parti. À aucun moment ils ne s’enflamment ou même ne délivrent prudemment une opinion. Ils s’abstiennent tout particulièrement de porter un jugement esthétique. Dans le monde des arts plastiques, il existe pourtant des propriétés comme la cohérence, l’intensité, la totalité, l’accord, le rythme, l’équilibre… avec lesquelles le peintre, mais encore le maquettiste ou le photographe, ne plaisantent pas. Le conservateur de musée et le commissaire d’exposition, qui sélectionnent les œuvres et les disposent, ont eux-aussi opté pour cette stratégie souvent présentée comme l’expression même de l’impartialité. Admettons, mais que va-t-on exposer et sur quels critères ?
Se substituant aux valeurs plastiques, la valeur historique semble désormais faire l’affaire des spécialistes. Cependant, l’attribution de cette distinction suppose une période d’incubation estimée officiellement à une cinquantaine d’années. Alors, que choisir ? Ce qui est nouveau et pourrait changer notre perception du monde, ce qui paraît important ou semble susceptible de le devenir ? On ne peut faire abstraction de l’époque, c’est-à-dire du contexte dans lequel les peintres ont travaillé. Cependant, avec la dimension historique comme seul certificat, Cézanne, Matisse ou Picasso, restent dans la lumière, mais que serai-il advenu de Bonnard ou de Morandi, ces peintres irremplaçables à proprement parler ?

Je n’en ai pas tout à fait fini avec cette nouvelle configuration, qui autorise le spécialiste à rebattre les cartes de la notoriété et, par exemple, à remiser la Nouvelle école de Paris dans les réserves du Musée national d’art moderne.
Je ne pense pas m’avancer beaucoup en écrivant que le principe même de l’art contemporain est l’inscription du processus créatif dans un rapport de simultanéité avec l’époque. Passé le temps de la réalisation, cette mécanique laisse donc la valeur historique pour seul critère d’appréciation. Pour faire court, était-il audacieux et significatif de concevoir cette œuvre-ci à ce moment là ? En toute logique, « l’ancrage dans l’époque » comme principal commandement suppose une perpétuelle innovation et accessoirement ― mais c’est un point crucial de la charte, la rupture avec ce qui précède. Cette soif de modernité nous concerne tous à différents degrés, mais elle peut tourner à la discrimination et devenir un genre de pathologie que l’on appelle communément le préjugé de modernité.
Reste encore une interrogation à formuler. Les exploits des avant-gardes artistiques sont régulièrement rapportés dans les journaux d’information et dans les émissions culturelles. Cependant bien que la question ne soit pas nouvelle elle est rarement relayée dans les grands média. Quel est le rôle de la finance dans la success-story de l’art contemporain ? N’est-il pas régulier de s’interroger sur le contexte financier ? On pense d’abord au galeriste et au collectionneur. Les émoluments du commissaire d’exposition, du critique, du commentateur spécialisé et de l’enseignant de la faculté d’arts plastiques, ne sont pas non plus à négliger. Cependant, l’artiste estampillé n’est-il pas le cas le plus intéressant ?  Soutenu par la critique et les institutions publiques, il tire sa prospérité d’un système qu’il a vocation à mettre sur le grill. Le peintre avéré, qui vit difficilement de son art, s’interroge : sans le soutien d’un lobbying, le label aurait-il le monopole de la scène artistique ? Je laisse cette question à votre appréciation, mais ― lobbying ou pas, le label contemporain a bien le monopole.

Le monopole, la rupture, la dimension historique… vous allez me classer ronchon, mais, de quelque façon que je m’y prenne, je butte invariablement sur ces points. Nous les retrouverons d’ailleurs constamment dans la suite de cette Présentation. Il me semblait donc nécessaire de poser cette thématique avant d’entrer dans le vif du sujet.

L’exclusion
Voilà d’abord une remarque, une observation, à propos d’un refrain qui revient (trop) souvent. Le récalcitrant, celui qui dénigre les recettes de l’art contemporain, serait un obscurantiste, un être rétrograde, et à coup sûr un foutu conservateur. Il est un peu facile de présenter les choses de cette façon, c’est-à-dire de ranger tous ceux que la plastique du jour chiffonne dans le camp des forces obscures. Si l’adage est homologué, la divergence est synonyme d’exclusion. En gros, celui qui n’est pas d’accord est un pétainiste.
J’aimerai mettre tout le monde à l’aise et, dans cette idée, j’en appelle à l’excellent Régis Debray. Voilà un intellectuel clairement marqué à gauche, en tout cas dans la période où il publie Vie et mort de l’image, c’est-à-dire l’ouvrage que je m’apprête à citer. Si j’ai bien compris la rhétorique des ardents défenseurs de l’art contemporain, l’auteur de La Guérilla du Che appartient de facto aux forces du progrès. Pourtant le progressiste se révèle un féroce détracteur des avant-gardes artistiques ou, plus exactement, de ceux qui nous sont présentés — avec insistance —  comme les avant-gardes artistiques.

« Le mystère Picasso était encore bon enfant, à côté des chamans post-modernes, ombrageux et sibyllins, qui ritualisent leurs apparitions et distillent les fulgurances. Vermeer n’était pas une personnalité, ni Rembrandt un bien grand personnage en son temps. À côté d’eux, nos superstars de l’image sont des idoles planétaires. »
Debray Régis, Vie et mort de l’image, Gallimard, 1992, p. 63-64

Personne ne le contestera, l’étiquetage est un procédé lamentable, et les propos d’un auteur comme Régis Debray gagent aussi qu’il s’agit d’un procédé aléatoire.

Un dissident
Dans le troisième temps de mon intervention, qui démarre immédiatement, nous devrions apprendre que Rémy Aron, le patron de mon ancienne congrégation, n’est peut-être pas là où on l’attend. Un peu comme ce gars que l’on croyait avoir semé depuis longtemps et dont on aperçoit soudain la silhouette disparaître loin devant. Mais, le moment n’est pas encore venu d’examiner cette hypothèse. Maintenant que le décor est planté, voyons quel est la place de l’art contemporain dans cette publication.

La « création contemporaine » semble enchanter les média, les institutions et le marché. En est-il de même pour la population ? Existe-t-il un indéfectible et large public pour ces œuvres et, si c’est le cas, méritent-elles d’occuper toute la scène ?
Il semble difficile, pratiquement impossible, de répondre à de telles interrogations. Cependant, je vais vous rapporter quelque chose qui m’a toujours frappé. Si l’on excepte les visites guidées et quelques visiteurs égarés, il n’y a personne au troisième niveau de Beaubourg et dans les étages du Musée d’art moderne de la ville de Paris. Précisément là, où la création contemporaine est exposée. Dans les collections permanentes de ces deux musées, ce sont les peintres modernes, comme Matisse, Kandinsky ou Picasso, qui font tourner la boutique. Ce phénomène n’est peut-être pas sans rapport avec l’inanité ou l’hermétisme que l’on ressent parfois en observant les œuvres labellisées.
Bien sûr ce témoignage est hasardeux et je ne m’en tirerai pas avec un ceci expliquant cela, c’est-à-dire mon ressenti expliquant des statistiques personnelles.
Il faut l’admettre, j’ai peut-être manqué quelque chose. Il est possible aussi qu’il existe des œuvres fascinantes dans d’autres collections. Je n’exclue pas non plus que l’entreprise contemporaine ait gagné en maturité et que je n’ai rien remarqué. En fait, je n’écarte aucune éventualité et je ne me crois pas plus malin que les supporters de la postmodernité.
Pour valider mon repentir et lui donner un tour plus concret, voici un post-scriptum en trois temps. Pour commencer, il est impossible, à mon tour, de généraliser, de cataloguer. On ne peut quand même pas mettre les toiles d’Anselm Kiefer dans le même panier que les grotesques Mickey argentés de Jeff Koons. Ensuite, même s’il paraît difficile d’ignorer l’impact du battage médiatique, il est clair que certaines expositions consacrées aux icônes de l’art contemporain font le plein de visiteurs. Enfin ou plutôt en définitive, le détracteur buttera toujours sur le même point. L’artiste peut se passionner pour la manière contemporaine et construire son ouvrage avec des branches, des pierres, des pièces de métal, des objets manufacturés, des images numérisées… qui lui contestera son libre arbitre ?
Bref, je ne cherche pas la polémique. Il ne s’agit pas d’opposer deux vérités, c’est-à-dire la peinture dans sa vérité aux vérités des avant-gardes. La production contemporaine est ce qu’elle est et La peinture qui rit de se voir si belle en son miroir n’a pas vocation à ferrailler avec les inconditionnels du label. De toute façon, les aventures de l’art contemporain ne concernent plus ou ne concernent pas le peintre et l’amateur de peinture.

Ce n’est pas un scoop, une révélation, le « critique d’art contemporain » se méfie de la peinture. Il la considère comme une discipline dépassée. Quand l’art contemporain succède à l’art moderne, un certain nombre de peintres optent pour une démarche compatible avec la nouvelle charte. Quelque soit la procédure, l’expérimentation et de la rupture sont préconisées. En matière de peinture, l’expérimentation n’est pas une grande nouveauté, à moins qu’elle ne ruine ― en toute conscience ― la logique picturale… ne reste alors que la rupture. A ce propos, même s’ils ont tous reçu l’aval du spécialiste, on distinguera deux profils. D’une part, les peintres qui ont prôné la rupture après avoir appris de ceux qui les ont précédés, par exemple les expressionnistes abstraits. D’autre part, les artistes qui ont travaillé dans l’ignorance des lois de la peinture. Sans être méchant, je pense à quasi totalité des représentants du Pop art. Quoi qu’il en soit, la labellisation des rebelles à fait long feu. La multiplication des médiums, l’ouverture du domaine plastique à d’autres disciplines, la prégnance des nouvelles technologies, ont sérieusement réduit leurs perspectives. Finalement, toute accréditation a été retirée au troisième art ou plutôt à ce qu’il était coutume d’appeler le troisième art. Et c’est précisément là où il est difficile de rester cool.
Le « critique d’art contemporain » ― que l’on ne confondra pas avec le avec le « critique d’art », est toujours capable d’inverser ses propositions, mais le divorce semble consommé. Il ne reste qu’à acter la séparation et à distinguer les deux univers : d’un côté l’art des nouvelles expérimentations, de l’autre la peinture d’aujourd’hui.
C’est pourquoi, dans ces colonnes, l’art contemporain n’est pas le sujet. Il serait même hors sujet, si son leadership n’interférait pas avec ce besoin profond et immuable d’engendrer les formes, la couleur, la lumière, la matière, et de les conjuguer en les associant à un format. En vérité, les avant-gardes labellisées occupent toutes les marches du podium et la peinture est écartée de la scène « contemporaine ». L’artiste qui a mis sa vie dans la peinture, le peintre-peintre, est délégitimé et souvent dans la difficulté. C’est le drame ! Ce processus est d’autant plus regrettable, que la liberté du peintre n’a jamais été plus grande qu’aujourd’hui et que ses possibilités sont infinies.

Comme Bazaine, Bissière, Estève, Manessier… Jean Bertholle est un peintre associé à la Nouvelle école de Paris. C’est un artiste qui a souvent pesté contre l’art contemporain. Avant de le cataloguer, il faut considérer que son intérêt pour la méthode contemporaine était inversement proportionnel à sa passion pour les taches colorées. D’autre part, comme la plupart des peintres n’ayant pas adhéré à la nouvelle chapelle, il a pris cher. Les pénalités continuent d’ailleurs de tomber et son œuvre est ignoré par les spécialistes. Mais, ce passionné se souciait sans doute moins de sa postérité que du métier. Voici en tout cas ce qu’il disait à propos de la peinture d’aujourd’hui :

« Il existe heureusement des jeunes peintres qui travaillent loin du bruit mais pris en sandwich entre une arrière et une avant-garde corrompues. Ce sont des marginaux, des clandestins, des silencieux. Leur œuvre n’obéit à aucun canon moderniste, mais elle est dans la modernité. Aucune acrobatie, aucune grimace ne les singularisent. Elle est souvent difficile à classer. Ces jeunes seront le fer de lance d’un véritable renouvellement. »
Philippe Leburgue, Jean Bertholle, Ides et Calendes, 2005,  p. 136                    

J’ai dans l’idée que le « renouvellement » espéré est en marche, que la peinture continue d’avancer. Cependant, nous en tirerons difficilement le bénéfice, car l’artiste officiel est invariablement conceptuel et le peintre d’aujourd’hui est aux marges.

C’est dans cette triste configuration, face à ce possible gâchis, que l’on retrouve Rémy Aron. Son engagement pour une peinture contemporaine rétablie dans ses droits, une peinture qui se renouvelle sans se renier, est tout sauf un combat d’arrière-garde. On ne le trouvera pas non plus aux avant-postes. Il est ailleurs, dans un pays autonome, un autre monde qui ne peut être réduit aux trente dernières années. D’une certaine manière, c’est un dissident.

Quand nous nous sommes présentés à ses cours, le maître nous a proposé d’adopter une vision transversale, de regarder les tableaux sans nous préoccuper de style, de genre, et encore moins de chronologie. Il nous a ouvert, non un petit territoire, un des « isme » de l’histoire de l’art, mais la peinture dans son infinie dimension. Cette approche large, globale, qui ne procède d’aucun système, a convaincu des élèves de sensibilités différentes et généré des fraternités à priori improbables. Si la pédagogie de Rémy Aron ne peut être ramenée à un académisme d’hier, est-elle en phase avec la peinture d’aujourd’hui ?
C’est un usage bien établi, l’artiste en herbe doit chercher sa modernité. Tant qu’elle ne tourne pas à l’obsession, cette ambition n’a rien d’aberrant. Si, l’indispensable modernité n’est pas mentionnée dans le programme du patron, elle est pourtant incluse dans sa prestation.
Pour en faire la démonstration, reportons-nous quelques années en arrière, quand Rémy Aron dispensait encore ses bons conseils. Nous voilà dans l’atelier. Le maître des lieux parle avec passion des grands peintres et délivre des avis perspicaces sur les enjeux et les fondamentaux du métier. Il parle plus rarement des pratiques artistiques du moment et guère plus des qualités ― comme la sincérité ou la singularité ― que l’on peut rattacher à la notion d’humanité. Le prof est très cordial, mais ― vous le constaterez, il ne plaisante pas avec sa spécialité. Inutile de lui présenter des travaux sans rapport votre tempérament, des choses « fabriquées ». Son regard est aigu et si vous tentez de vous inventer une personnalité ou ― justement ―  une modernité, il n’y aura pas d’arrangement.
Si vous restez suffisamment ― et les mordus restaient plusieurs années ― vous finirez par tirer deux leçons de cette formation.  Le premier précepte, qui chiffonnera le messager de la modernité, est le suivant : il est illusoire d’invoquer sans cesse la modernité, c’est un phénomène que l’on ne peut convoquer. Le deuxième, qui le chiffonnera peut-être aussi, peut s’écrire ainsi : le peintre qui ne triche pas appartient bien, appartient de toute façon à son époque.
Si vous retenez la sensibilité qui vous est particulière comme un facteur essentiel,  en quelque sorte comme une garantie de contemporanéité, alors vous êtes dans le bon atelier.
Reste encore à développer votre sensibilité ou, plus exactement, à trouver les moyens d’affirmer votre singularité. Dans cette idée, la transmission est  votre chance. Il ne faudrait pas vous égarer dans ce long et indispensable effort pour gagner votre liberté.

Mon petit compliment est maintenant bouclé. Je n’ai pas lésiné, mais mon éloge n’a rien d’excessif. Bien sûr le patron n’est pas un cavalier surgit de la nuit, un ovni. Je veux dire par là qu’il n’a pas arraché sa pédagogie au néant. Il se réclamait d’ailleurs de Roger Plin, qui lui-même rappelait que Jacques Zwobada lui avait tout appris. Dans la même ligne, le même esprit, on trouve Bertholle et Roger Bissière qui ont été évoqués dans le cadre de cette Présentation.
Cette famille de pédagogues a pour principale référence, pour appui, La chaîne des maîtres, cette chaîne qui relie Giotto, le Titien, Rembrandt, Chardin, Delacroix, Cézanne, Soutine, Matisse, Bram van Velde… pour ne citer que quelques-uns de ceux qui nous ont donné la peinture dans sa version Premium. Les mots changent, les procédés évoluent, mais, à très peu de choses près, ce sont les mêmes principes et le même idéal qui animent les membres de cette dynastie. On trouvera dans leurs œuvres et leurs écrits la source et les outils de la transmission. Celui qui n’a pas bénéficié des bons offices d’un passeur pourra tenter d’y chercher directement la peinture.

Après ces longues tirades consacrées au label contemporain, à la transmission, à la peinture d’aujourd’hui, le lien avec ce qui précède est perdu. Cette Présentation, qui n’en est plus une, sera reprise, étayée et, pour une grande part, redistribué dans trois articles spécifiques qui devraient s’intituler Le label contemporain, L’initiation et La peinture d’aujourd’hui.

En attendant, il faut renouer le fil, revenir à cette idée d’un site plus collectif. Je vais tenter le coup : il ne me reste qu’à lancer les invitations et à voir si d’autres interprètes se manifestent.
En théorie la nouvelle formule peut fonctionner. Le goût pour la peinture est là, bien ancré et, parmi les fondus de peinture, l’accord, la convergence n’aurait rien d’extraordinaire : nombreux sont ceux qui partagent l’idée d’un tableau où la peinture a effectivement le dernier mot.

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UNE TRIBUNE SUR LE NET
À côté de mes réflexions sur la peinture, de ma petite production — que je veux garder en un seul morceau, j’ouvre donc une page spécifique à l’attention d’autres auteurs. Tribune est un bien grand mot, il ne serait pas si mal de parvenir à associer quelques bonnes volontés pour « parler peinture » dans la rubrique du même nom.

Sur le net, tant de gens sont en perpétuelle recherche de réponses, d’exemples et d’explications, que le lectorat potentiel semble considérable. Cependant,je l’ai vite constaté, les sites consacrés à la peinture sont innombrables. Comment émerger dans le flot de ces publications numériques ? En quoi ces pages apportent-elles un éclairage particulier sur le monde de la peinture ?

Pour commencer, ce site est au service de la peinture et non d’un peintre ou d’un style particulier. Comme les maîtres modernes l’ont recommandé, considérons la peinture dans sa diversité et dans son unité.
Ensuite, La peinture qui rit de se voir si belle dans son miroir n’est pas liée par cette convention qui veut que tout objet exposé dans un musée mérite une génuflexion. Dans la simple mesure où il est bien question de peinture, la liberté de ton est donc garantie.
Enfin, c’est toujours ce pari fou d’aller chercher la peinture dans sa réalité, ses enjeux et ses fondamentaux. Cette approche n’est pas commune, c’est une exclusivité, car comme le dit Pierre Francastel :

« Tout l’enseignement des arts est orienté vers le commentaire littéraire et symbolique. On ne montre pas la valeur propre de l’œuvre, comment la pensée plastique s’exprime directement par le maniement de valeurs comme les proportions, les couleurs, les rythmes, les intervalles. »
Pierre Francastel, La réalité figurative, Denoël/Gonthier, 1978, p. 88

Reste un point déjà mentionné, mais essentiel : ceux qui font référence dans ces pages sont les peintres des peintres et non ceux des historiens, des philosophes ou des enseignants.

Après l’exposition de ce petit cahier des charges, il est temps d’aborder la logistique. Au plan technique, www.sur-lapeinture.com est un site WordPress. Il est donc facile à utiliser, mais difficile à restructurer ; un vrai casse-tête en réalité. j’ai donc dû me contenter d’ajouter une page — sans fonctionnalités particulières, destinée aux invités, à ceux qui me feront le bonheur de  « Parler peinture » sur ce site.
Il faut — de toute façon, voir si cette nouvelle formule prend corps. Combien d’auteurs, combien de contributions pour la rubrique « Parler peinture » ?
J’ai bien sûr quelques pistes, quelques personnes susceptibles de tenir des propos significatifs sur la peinture à consulter. Il sera peut-être difficile de leur arracher un texte. Le premier concerné, le mieux placé pour en parler,  n’est pas toujours dévoré par l’idée de rédiger. C’est ainsi qu’au moment où j’écris ces lignes, rien ne garanti que je peux à transformer ma petite production en un projet plus collectif.

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LES REPRODUCTIONS
J’en ai fini pour l’instant avec le fond, mais il me faut ajouter quelques lignes sur la forme. Je n’évoquerai ici que les images, c’est-à-dire les reproductions des œuvres que vous trouverez en page d’accueil. Sachez avant tout que je suis conscient du manque de qualité de certaines de ces reproductions. Il s’agit d’images souvent scannées, parfois « récupérées », mais toujours corrigées. Un peu près correctes dans Photoshop, elles sont parfois médiocres une fois affichées dans le navigateur. La qualité d’un tableau tient parfois à rien, à un accord de tons difficilement établi qui ne supporte pas la moindre altération. La ligne qui sépare la grande peinture de l’abîme est parfois bien mince. C’est ainsi que le prodigieux Van Gogh marche souvent au bord du vide. Il va chercher son jaune si haut que sa composition colorée est souvent sur le fil. Que va-il advenir de la reproduction ?
Nous voilà — d’entrée — confrontés au problème de la reproductibilité des œuvres, un problème qu’il ne faut pas sous-estimer. Ces constatations nous ramènent aussi à la différence entre la reproduction d’un tableau (l’image), et l’objet peint (le tableau dans sa réalité). Nous sommes déjà en plein dans le sujet, en route pour le pays cher à Van Gogh, le « Pays des tableaux ».

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LE SOMMAIRE DE LA PEINTURE QUI RIT DE SE VOIR SI BELLE DANS SON MIROIR

1. L’engouement

1.1  Le goût pour la peinture
1.2 Les raisons du succès

2. Regarder la peinture

2.0 La reproductibilité des œuvres
2.1 Les goûts et les couleurs
2.2 Aborder les œuvres
2.3 L’immersion dans les musées
2.4 La contemplation

3. La chaîne des maîtres

3.0 Le visiteur égaré
3.1 Dans la roue des maîtres
3.2 La lignée
3.3 La liste
3.4 L’œuvre essentielle
3.5 Le cercle magique
3.6 L’idéal de la peinture

4. Le territoire des peintres

4.1La peinture qui tient
4.2 Le noir ou la couleur ?
4.3 Le créateur et le créatif
4.4 Les droits de la peinture
4.5 Le temps, la durée
4.6 L’œuvre unique

5. La peinture sans filtre

5.1 Le fait plastique
5.2 La peinture nue
5.3 La peinture comme sujet

6. Les fondamentaux plastiques

6.1 Le format
6.2 La composition
6.3 Les deux dimensions du tableau
6.4 L’espace
6.5 L’unité
6.6 Le parti
6.7 La modulation
6.8 L’accord coloré
6.9 L’ensemble

7. Le peintre vrai

7.0 Picasso a-t-il un cœur ?
7.1 L’indispensable part d’humanité
7.2 L’intériorité
7.3 La singularité

8. Le métier de peintre

8.1 L’initiation
8.2 La confirmation
8.3 La souffrance et la jubilation
8.4 Le processus créatif

9. La peinture d’aujourd’hui

9.1 Le label contemporain
9.2

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2 réflexions au sujet de « Présentation »

  1. Patricia

    Très belle présentation qui invite le lecteur à suivre les prochains articles. Ils sont rares de nos jours, les commentaires aussi bien éclairés sur la peinture et rédigés sur un blog.
    C’est un bébé qui a tardé à venir mais qui est bien là à présent.
    Au prochain article sur les déjeûners sur l’herbe et autre…

  2. Conte

    J’en suis tombée des nues à lire ces articles. Enfin on parle de ce qu’est la peinture, c’est à dire de ce que font les peintres : distribuer de la lumière dans un espace plan. C’est à dire qu’il n’y a pas moins de lumière dans un monochrome que dans un tableau de Vermeer. Il y a un jeu ambigu entre les deux acceptions du terme lumière. La lumière en tant que phénomène physique et la lumière en tant que phénomène plastique. En tous les cas merci de ces articles.

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